metropolis

Comiques involontaires !

Règles de jeu :

1) Copier-coller ou recopier un extrait d'une publication quelconque.

2) Re-titrer cet extrait choisi pour en faire apparaître tout le comique involontaire.

3) Il s'agit de percer à jour l'esprit de sérieux comme une faute de goût inadmissible en matière de savoir vivre donc de savoir lire donc de savoir écrire.

4) Un commentaire léger de cet extrait est admis mais pas obligatoire.

5) Citer les sources très exactes de votre choix.

6) Rien ni personne ne doit être épargné : pas même les incritiquables fondateurs d'In Situ !

7) Libre à vous de signer ou non votre papier.

8) La mère Ubu attend votre participation qu'elle publiera telles quelles ou rejettera en bloc selon sa singulière manière de censurer.

9) Les deux exemples ci-joints devront servir de modèle jusqu'à ce que de meilleurs exemples fassent naturellement autorités.


Preuve n°5 :

(Source : Guy debord, L'atrabilaire, P. 58-59, 1999, deuxième édition, précise les Editions « Distance ». Auteur(s) : Fredéric Schiffter.)

Extrait :

« Nul livre de G. Debord  n'égala la séduction de ses modèles. Faute de disposition pour le gai savoir, l'idéologie fut son métier. Sa notion ''omniloquente'' de spectacle, vint conforter une propension humaine, bien humaine, à se sentir coupable du plaisir aberrant de vivre. Lorsqu'il a la galanterie d'enseigner le néant de l'existence, un philosophe est - au sens qu'en donne Schopenhauer - un éducateur de l'humanité ; autrement dit, le contraire d'un donneur de leçons. Or, croire sans recul à la chimère d'un bonheur social et d'une nature humaine, a conduit G. Debord à n'être pas l'homme le plus dangereux du royaume, mais, de ses intellectuels contestataires, le plus sentencieux. Il restera de lui un poncif. Ce n'est pas si mal. Si l'on en croit Baudelaire, créer un poncif relève du génie.
Quant à son suicide, qui niera qu'il prouve un courage devant la mort ? C'est un geste qui sied au personnage. On a peine à penser que G. Debord, fils d'un temps qu'il exécrait et d'une Histoire qui le déçoit, consentît à leur survivre. Et puis, pourquoi ergoter sur ce chapitre ? Dès lors que l'on désire la mort, peut-on douter que l'on ne soit jamais si bien servi que par soi-même ? »

Commentaire :

Au premier abord on se dit voilà un bel exemple d'incompréhension involontaire ou de falsification volontaire ; ou des deux. Puis on réfléchit : ce livre en est à sa troisième édition : on peut donc parler sans rougir de falsification volontaire au cube. Il y a des penseurs et des philosophes que cela arrange.
Notamment les philosophes de chez PUF, les philosophes universitaires de Frooonnnce où est publié la troisième édition de ce pauvre livre.
Tout s'explique, n'est-ce pas M. Debray...
Je noterai pour finir un paradoxe : ce livre, qui dit n'importe quoi sur Debord, avec l'aimable autorisation des Universités de Froonnsseu, le dit en imitant n'importe comment le style de Debord.
Et ce n'est pas la première fois...
A bientôt pour les nouvelles aventures des Comics involontaires... Action man, super-héros de profession.


Preuve n°6 :

(Source : Partout dans la presse (qui porte bien son nom.) Auteur(s) : Des hommes et des femmes pressés.) :

Extrait :

« Vient de paraître le nouveau roman de Christine Angot. »

No comment.


Preuve n°7 :

(Source : Internet. Auteur(s) : Qu'importe.)

Extrait :

« Au sujet de Florian Zeller, les commentaires vont bon train. Ceux qui ont lu Julien Parme évoquent un «bon cru». Les autres, qui ont dû se contenter d'un extrait mis en ligne, déblatèrent sur la coiffure et l'absence de style du jeune auteur branché. Ce dernier n'a pas résisté à l'envie de moucher ses détracteurs : «Vous pouvez rire à mes dépens, mais vous restez une bande de désoeuvrés pathétiques. Je n'ai peut-être aucun talent mais j'ai des ventes.»   Du talent et des ventes, c'est le mariage rêvé par tous les éditeurs. Ils sont nombreux, les gens du métier, à publier un roman en cette rentrée... »

No comment.