
Variations Paradis (Extrait n°2)
Raphaël : Oui voix fleur lumière écho des lumières cascade jetée dans le noir chanvre écorcé filet peut parfaitement se décliner comme sujet matrice motrice
contenant en gésine toutes ses métamorphoses futures par coeur bien sûr culot énorme ouvrage titanesque casse gueule c'est vrai ça qu'on ne sait jamais comment l'aborder on
se dit qu'outrepasser l'humain ne peut se signifier par les mots qu'outrepasser l'humain n'est qu'un vain mot vain nietzschéen par conséquent que dès le début c'est perdu le voici
une fois de plus à venise zattere les quais le vieux pound rêvant devant lui j'ai voulu écrire le paradis ne bouge pas laisse parler le vent tel est le paradis et puis la confusion dans le
public est facile à expliquer tout vient du désir d'obtenir quelque chose pour rien ou d'apprendre un art quelconque sans se fatiguer de grâce pas plus de deux idées par page
c'est halali oh là là illico la migraine méfiance défiance respect mon oeil désintérêt seuil jamais franchi blocage interdit tu comprends je ne peux pas considérer comme libre un être
n'ayant pas le désir de trancher en lui les lois du langage la loi du mortel maternel éternel retour du discours il faut que ça meurt à chaque étage babillage ça rassure clore conclure
ponctuer sinon de suite ça perd pied clôture du langage poulailler donc j'avais immédiatement deviné qu'il y avait une liaison entre ponctuation et procréation voilà ce que dit
paradis là-haut mais aussi ici de son infini coupe le cordon fiston te laisse pas berner par ton bios mon bébé ou ce qu'ils appellent pompeusement discontinuité flux chaînon à
jamais manqué génération fatalité obsession du con pauvre con à contre courant je prends la sphère commencée j'y retourne j'en viens je ne l'ai dans le fond jamais quittée la
sphère rien à voir avec le vagin course à embryon et parallèlement à immortalité cruciale question que se posa un jour antonin artaud irai-je à la mère ou resterai-je père le père
en somme éternel que j'étais comme quoi outrepasser l'humanité est possible mais pas à n'importe quelle condition il s'agit bel et bien de se déprendre de l'égyptification globale
infernale renouveau cauchemar de l'histoire moyennant distance humour noir une langue hors la loi hors discours mammon mon amour hors usura hors croyance hors obédience
ça coule de tous côtés sans loi ou bien ça n'est rien c'est la volonté même du rien dans le rien car dit sans le dire tout en le disant autrement c'est aussi crénom la sacro-sainte
question de l'être dont il est ici question au fond le monde est fait de ce qui n'a jamais été pensé ni parlé point aveugle angle mort enfin mon garçon pourquoi écrit-on sinon pour
baiser voilà dans 99% des cas écrivains niais bibelots godemichés or s'il y a bien un livre qui ne soit pas un objet un livre impossible à ranger à refermer à classer c'est paradis et
son ombre portée femmes paru deux ans plus tard pas du tout par hasard dix-neuf cent quatre-vingt trois ans après la supposée naissance du soi-disant christ le monde appartient
aux femmes c'est-à-dire à la mort là-dessus tout le monde ment résultat séisme
Nunzio : ...il sait que le pouvoir central appartient bel et bien aux femmes bien qu'elles se dissimulent dans le non-pouvoir qui dit ça où ça oussa quand ça dans
quelle page à quel âge est-ce bien sage qu'importe la page dans paradis il n'y a plus de page ou c'est une seule grande page le narrateur parle même une fois avec la page
elle-même à la page 133 ou ce qui fait mine d'être la page 133 ou ce qui fait mine d'être un narrateur ou ce qui fait mine de rien sur à peu près tout et pour parler de tout à la fois
il suffit mine de rien de parler de ce qu'on appelle les femmes où en est-on avec la fâm et avec les fâmfââmfâââmes en tous genres avec l'idée de la fâme et l'hideux et l'infâme via
les fêmfâmfâmmes et quand est-il de leur pouvoir dissimulé dans un faux patriarcat décimé avec une telle intrigue on résume pas mal de romans intrigants on annule pas mal de
faux témoignages militants on abrège et le malaise et la culture on prévoit l'avenir des illusions on totême on taboue depuis freud on n'avait pas osé étudier à ce point l'hystérie
des deux sexes on filait devant les filles on se refilait le bébé comme une bombe imminente et pourtant l'explosion eut lieu et pour une fois personne pour la revendiquer ni eta ni
l'ira ni l'onu ni l'ovni ni l'otan ni kofi ni anan ni al quaeda surtout pas ni rien alors Sollers se dévoue il avoue sollers né joyaux initié très tôt au pipo-hystéro-glycéro-coco des
lendemains féminins qui chantent faux Aragon et ses sbires coco-cons imbibés de connerie aragonesque sont d'une actualité surprenante la femme est l'avenir de l'homme croyait
pas si bien dire enlevons le grand h pour amuser la galerie voyons la femme est l'avenir de l'homme l'homme va devenir une femme par ablation du pénis de la tête aux pieds en
passant par le pénis lui-même maintenant même au journal télé en direct du différé perpétué on parle de la féminisation de l'homme mais par contre en 1981 on se moque, on
donne le goncourt à un certain lucien bodard pour son récit passionnant de la vie d'une femme titre anne-marie sic comme par hasard anne la mère de marie et marie la fille d'anne
tout le roman familial biblique cyclique qui implique les tics romantiques des donneuses de vie donneuses de leçons bon qu'à donner du sperme le père blême blêmit de surcroît
son problème s'accroît on y croit pas yapadom yapadom où sont les z'ômes succès internationale 1981 de la chanson du bas de la ceinture qu'est plus dure qui durcit plus où
sont les vits dans les années 70 le succès c'est où sont les femmes maintenant ce serait où sont les z'ômes avec leurs gestes pleins de harrrrrgnes où sont les z'ômes les z'obes
les zobes les zobs où est-ce qu'il est le zizi international la bite intersidérale la teube tridimensionnelle la queue à eu-eux le bout à nou-nous sera-ce de la faute du 7ème dard
manquerait-il un nouvel art de rentrer dan'l'lard les films et les filles hards ne suffiraient-ils pas plus pas plus que le viagra la dhea et dites-moi dites-moi donc à part paradis
qui nous donne le la et le là,e nouveau diapason de la nouvelle religion et par conséquent qui nous décrit le nouveau rapport au religieux, qui nous montre les nouveaux objets
sacrés qui pointe du doigt et goûte pour nous à la nouvelle ostie qui nous mène une magique étude sur la fâmme et l'Idée de la fâme et la fââmeu qui n'est plus, euuuhhh,
qu'une idée, dont on n'a pas d'idées qu'on n'ose plus ni pratiquer ni travailler au corps pourquoi car c'est de nouveau un corps sacrée sacrée donc plénipotentiaire mais sacrée
et donc aussi bizarrement en première ligne de mire du pire en brigade légère et donc le premier symptôme, les premières à porter le coup et les premières touchées la maladie et
le symptôme à la fois, le mal et le remède à la fois c'est toujours les femmes qu'on utilise pour colmater les brèches d'une illusion qui s'écaille regardez lady macbeth pousse au
crime et la première pseudo victime Phèdre idem c'est le grand problème, tout de même, c'est l'oedème de couic cou coupé vers quel crime nouveau nous mène-t-elle mine de
rien couic-couic vers quelle guillotine-à-pines où sont les mères ubu massacre pour une bagatelle elles nous font le coup de la bagatelle pa-nous pa-nous l'impunité de la femme
est sans faille ce n'est rien puisque c'est elle autre grand tabou quand c'est elle ce n'est rien puisque c'est elle et qu'elles n'y peuvent rien cantonnées assommées abasourdies les
étourdies les étonnées puisqu'elles sont supposées innocentes naturelles sensuelles mais pas criminelles méwoui méwoui mon cul la femme est désormais le présent de l'homme h
et le pire est toujours aussi certain résultats rien de nouveau sous le joug du clyto...