metropolis
In Situ ! fut d'abord et avant tout une rencontre entre trois corps quotidiennement créatifs.
Une rencontre comme il y en a peu dans un siècle, hasard et nécessité à la fois.
Cette revue est donc la théâtralisation de cette rencontre sur une scène singulière où, pour parler comme Vivant Denon, «chaque mot est en situation».
Nous étions assez d'accord sur ceci : puisque l'organisation de la vie n'a jamais été aussi folle, nous nous proposons de tout miser sur une logique implacable.
In Situ ! se considère comme une oeuvre contemporaine à part entière.
In Situ ! possède une totale indépendance éditoriale et tient à la garder, d'où Internet. Et cette indépendance est tout simplement indispensable quand il s'agit de décrire le monde sans idéologies, sans lieux communs, sans préjugés.
La question s'est très vite posée en ces termes : que pouvions-nous créer ensemble qu'il nous aurait été impossible de réaliser seul ?
Une revue, tout simplement, où le prisme de nos sensibilités rapprochées formerait une offensive lucide contre tous ceux qui cherchent à « arrêter l'idée du monde », comme le disait Artaud.
In Situ !, sans naïveté passéiste, ni arrogance avant-gardiste, s'avance dans une conscience historique aiguë des fantaisies décisives de ses prédécesseurs.
Etant donné sa filiation, In Situ ! se refuse à toute « spécialisation », bien persuadé que tous les arts, même et surtout la danse, par exemple, ou le cinéma, tant décriés par de mauvais écrivains n'arrivant pas à le concurrencer, possèdent un langage poétique d'une richesse infinie.
Notre fantaisie nouvelle est clairement, calmement, de renouveler la critique, ainsi que de proposer des oeuvres singulières.
Nous savons comment faire.
Il vous reste simplement à aller vérifier nos dires.
Bonne écoute, bonne lecture.

Nunzio d'Annibale
Raphaël Denys
David Laurens Atria